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9 octobre 2008 4 09 /10 /octobre /2008 07:45

 

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http://www.publishwhatyoupay.org/fr/where/coalitions/nigeria

 

 

 

 

 4 novembre 2013

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Données générales

Superficie : 923 768 km²

Capitale : Abuja (auparavant Lagos)

Monnaie : Naira (NGN)

Langue : anglais, français

Population : 162,4 millions d'habitants

Décalage horaire : aucun

PIB : 238,9 Mds US$

 

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Le pétrole, la Suisse et le Nigeria

 

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Dark Business, Dirty Profits: Swiss Commodity Traders in Nigeria

http://www.evb.ch/en/p25021690.html

 


Zurich/Lausanne, 04.11.2013  - Every year Nigerian state coffers lose billions of dollars as large volumes of oil are exported for well below market price and the subsidy scheme for imports of refined crude oil products is systematically defrauded. Thanks to opaque joint ventures with the national oil company, market-dominating Swiss commodity majors Trafigura and Vitol profit from these corrupt market practices. And Mercuria and Geneva-based Nigerian subsidiaries appear to be in on the action, too. An explosive BD report demonstrates why greater transparency, similar to that just announced in Britain, is urgently required.

 

Although Nigeria is the leading crude oil producer of the continent, life expectancy and school attendance for the 173 million citizens of this West African state is nevertheless below the average for South Saharan countries. The all-powerful Nigerian National Petroleum Corporation (NNPC) plays a significant role in maintaining the “resource curse” here. Thanks to exclusive and intransparent partnerships with this national oil company, Trafigura and Vitol are able to dominate Nigerian oil exports with over 26% of market share. These findings are supported by the BD research. If you include the Swiss subsidiaries of Nigerian firms in the calculations, market share rises to 56%, representing some 14 billion dollars. According to investigation reports, Nigerian oil is often sold below market value. No wonder that Vitol in a compromising letter from NNPC was told that oil should be sold in the near future “at competitive prices”. The common use in these transactions of opaque agreements and links with companies registered in tax havens only serves to heighten the suspicions of corruption.

The lack of its own refining capacity forces crude oil-rich Nigeria to import gasoline, kerosene and heating oil. This paradoxical import business is heavily subsidised, and has led to one of the greatest frauds Africa has ever known: from 2009 to 2011 alone, companies involved in this business received some 6.8 billion dollars in unjustified subsidies. Ongoing investigations by the Nigerian authorities show that those Swiss traders dominant in oil exports have been making good business with dubious Nigerian import firms. Upon closer inspection, it turns out that some of these import firms do not actually carry out any operational activities, or are, as is the case with some of Mercuria’s partners, in the hands of politically exposed persons. Accordingly, five Geneva trading firms are currently the subjects of requests for mutual assistance to Switzerland from the Nigerian authorities. In addition, the BD report shows that at least seven of the Nigerian importers implicated in this major fraud have subsidiary companies in Switzerland.

The Nigeria case illustrates the enormous impact Swiss commodity traders often have on a developing country. It is therefore up to Parliament and the government to ensure that these companies do not take part in such abusive behaviour. This is why as an absolute minimum the following three steps towards greater transparency and due diligence are urgently needed:

 

 

  • Publication of payments by commodity traders to governments in order to make it harder for government officials to embezzle funds derived from commodities (as was the case, for example, with NNPC).
  • Swiss traders must be required by law to carry out greater due diligence on their business partners and on the precise origins of the commodities in which they trade.
  • A public register of beneficial owners is required in order that the identities of those behind the Nigerian post box companies in Geneva are visible and to help clarify any suspicions of corruption.

 


The British government announced last Thursday that it plans to create a public register of ultimate beneficial owners, the first country ever to take such a step. At the same time, the government also made known its intention to implement the EU transparency regulations in the commodity sector next year.

For more information, click here or contact
Oliver Classen, BD media director, +41 44 277 70 06, oliver.classen[at]evb.ch


 

http://issuu.com/partenia/docs/bd-nigeria-en-20131101

 

 

 

 

 

Les affaires obscures des négociants suisses au Nigeria

http://www.evb.ch/en/p25021690.html

 

Lausanne/Zurich, 04.11.2013  - Le Nigeria perd chaque année des milliards de revenus en raison des exportations de pétrole brut vendu bien en-dessous du prix du marché ou des fraudes systématiques aux subventions à l’importation de produits pétroliers raffinés. Dans un rapport publié aujourd’hui, la DB dévoile comment les géants suisses des matières premières Trafigura et Vitol profitent largement de la corruption et des problèmes de gouvernance dans ce pays, grâce à des joint-ventures opaques avec la compagnie pétrolière nationale. Ils ne sont pas les seuls : Mercuria et plusieurs négociants nigérians dotés d’une filiale en Suisse semblent aussi s’en mettre plein les poches. Seules des exigences élevées en matière de transparence, à l’image du nouveau modèle britannique, permettront de mettre un terme à ce scandale.

 

Premier producteur de brut d’Afrique, le Nigeria peine à extraire sa population de l’extrême pauvreté. Le taux de scolarisation et l’espérance de vie de ses quelque 173 millions d’habi-tants se situent largement en-dessous de la moyenne de l’Afrique sub-saharienne. La toute-puissante Nigerian National Petroleum Corporation (NNPC) joue un rôle décisif dans cette malédiction des matières premières. Les recherches menées par la DB montrent que, grâce à des partenariats aussi exclusifs qu’opaques avec la compagnie pétrolière nationale, Trafigura et Vitol ont à eux deux la mainmise sur plus de 26% des exportations pétrolières nigérianes. Si l’on ajoute aux traders suisses les sociétés nigérianes dotées d’une filiale helvétique, cette proportion s’élève même à 56%, représentant quelque 14 milliards de dollars. Selon les rapports d’enquête officiels, le pétrole est souvent vendu à des prix infé-rieurs aux prix du marché. De plus, ces transactions sont souvent réalisées par le biais de structures domiciliées dans des paradis fiscaux, ce qui renforce les soupçons de corruption.

En raison du manque de capacités de ses raffineries, le Nigeria est paradoxalement contraint d’importer de l’essence, du kérosène et du mazout. Un sys¬tème complexe de subvention à l’importation a donné lieu à l’une des plus vastes fraudes qu’ait connu le continent africain, avec pas moins de 6,8 milliards de dollars de subsides indûment perçus entre 2009 et 2011. Les enquêtes en cours menées par la brigade nigériane en charge de la criminalité financière montrent que les mêmes négociants suisses qui dominent les exportations nigérianes de brut n’hésitent pas à traiter avec des firmes locales douteuses, parfois sans capacités opérationnelles ou, comme dans le cas de Mercuria, appartenant à des personnes politiquement exposées. Dans le cadre de cette affaire, cinq négociants genevois font l’objet d’une demande d’entraide judiciaire adressée à Berne par les autorités d’Abuja. Le rapport de la DB montre par ailleurs qu’au moins sept des «importateurs» nigérians impliqués dans cette fraude sont dotés d’une filiale en Suisse.

Le cas du Nigéria illustre parfaitement l’influenceque peuvent avoir les pratiques d’affaires des firmes de négoce suisses dans les pays en développement. Le Parlement et le Conseil fédéral doivent par conséquent prendre des mesures afin de garantir que les sociétés basées en Suisse ne soient pas une composante du problème. Le programme suivant pour davantage de transparence et de diligence doit être adopté et mis en œuvre:

 

  • Publication de tous les paiements faits par les négociants aux gouvernements: cette mesure de transparence doit dissuader les fonctionnaires de l’Etat (par exemple de la NNPC) de détourner les revenus des matières premières.
  • Les firmes suisses de négoce doivent être légalement soumises à des devoirs de diligence dans le choix de leurs partenaires commerciaux et doivent avoir l’obligation de clarifier l’origine des matières premières qu’elles acquièrent.
  • Il faut impérativement établir un registre public des ayants droit économiques des sociétés, afin de révéler les bénéficiaires qui se cachent derrière les sociétés écrans nigérianes établies à Genève et de clarifier les soupçons de corruption.

 


Le 31 octobre dernier, le gouvernement britannique a annoncé qu’il publierait bientôt un tel registre des ayants droit économiques («ultimate beneficial ownership»). Il s’agit du premier pays à mettre en place une telle mesure. Il a également annoncé la mise en œuvre au niveau national, dès 2014, des règles de transparence des paiements adoptées par l’UE pour le secteur des matières premières.

Plus d’informations ici ou auprès de :
Marc Guéniat, Déclaration de Berne, 021 620 03 02, gueniat[a]ladb.ch

 

 

Joseph Williams
Senior Advocacy & Communications Officer

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http://issuu.com/partenia/docs/db-nigeria-fr-20131101_1

 

 

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Voir aussi :


http://eiti.org/fr/nigeria

http://eiti.org/Nigeria

 

http://www.publishwhatyoupay.org/fr/where/coalitions/nigeria

 

 

 

 

 

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Published by Gérardw
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  • : Publiez Ce Que Vous Payez (PWYP) est une coalition de plus de 300 organisations de la société civile, implantée dans plus de 50 pays. Ces organisations militent pour la transparence des paiements, de la comptabilité et de la gestion des revenus issus des industries pétrolières, gazières et minières. Gérard Warenghem
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